Architecture cloud : viser la sobriété avant la scalabilité
Comment dimensionner juste, réduire la facture de 30 à 60 %, sans fermer la porte à la croissance.
La plupart des architectures que nous auditons sont dimensionnées pour un trafic qui n'arrivera jamais. Le sur-dimensionnement coûte de l'argent, mais surtout de la complexité : plus de composants, plus de pannes, plus de temps d'exploitation.
Commencer par mesurer
- —Trafic réel : requêtes/seconde au pic, pas la moyenne mensuelle.
- —Profil de charge : pics quotidiens, saisonnalité, tâches batch.
- —Coût par fonctionnalité, pas seulement par service cloud.
Les trois leviers les plus rentables
1) Le cache. Un CDN bien configuré et un cache applicatif suppriment souvent 70 % des appels à la base. 2) La base de données : un index manquant coûte plus cher qu'une instance sous-dimensionnée. 3) Le stockage : cycles de vie automatiques vers des classes froides pour les archives.
Scaler ensuite, mais par étapes
Monolithe modulaire → extraction des seuls services qui ont un profil de charge différent → files d'attente pour absorber les pics. Le découpage en microservices dès le jour 1 est presque toujours une erreur de séquencement.
Et la souveraineté ?
Isolez ce qui est réellement sensible (données personnelles, secrets métier) et rendez ce périmètre portable : conteneurs, base PostgreSQL standard, stockage compatible S3. Vous gardez le choix de l'hébergeur sans réécrire l'application.
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